Dominium mundi

2202. Sur une Terre ravagée, irradiée, l’humanité survit sous l’hégémonie de l’Empire Chrétien Moderne et du tout-puissant pape Urbain IX. L’avenir ne pourra s’écrire que dans de nouveaux territoires. Une mission rejoint une planète d’Alpha du Centaure. Mais celle-ci est déjà habitée par les Atamides, protecteurs du plus saint et sacré des lieux : le tombeau du Christ. Sur Terre, une nouvelle croisade se prépare alors. Le Saint-Michel, un vaisseau capable d’emporter un million d’hommes, s’apprête à prendre la route de la nouvelle Jérusalem.

J’aurai du m’en douter avec une quatrième de couverture qui indique que ce roman plaira aux hermétiques à la SF. Effectivement quand on sort de Reynolds, Vance, Hamilton et autres Maitres on se sent un peu floué. Ce n’est probablement pas un mauvais roman mais il devrait être catégorisé en SF jeunesse/ado parce qu’il n’y a pas de quoi casser 3 pattes à un canard. Peu de vocabulaire alors certes le style est clair mais pour tenir deux énormes pavés çela devient compliqué de retenir l’attention, surtout que ça aurait largement gagné à etre plus synthétique. Bref une déception pour un fan de SF et Hard SF. Mais surement un point d’entrée relativement abordable pour les neophytes. Notez, je ne sais pas si c’est une bonne chose ou pas, mais le contexte et les techno font trés fortement penser à du Warhammer 40k gentillet.

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Les animaux fantastiques

Les Animaux fantastiques : Affiche

Un bon début pour une nouvelle saga de l’univers d’Harry Potter ! L’histoire est satisfaisante et l’univers magique est toujours aussi fantastique ! Eddie Redmayne qui interprète Norbert Dragonneau est très sympathique et Katherine Waterson qui interprète Tina est convaincante. Le moldu Jacob Kowalski est amusant et attachant et Colin Farrell est satisfaisant dans son rôle, tous les autres acteurs comme Alison Sudol ou Ezra Miller sont très corrects. Toutes les créatures sont très bien réalisées, personnellement j’ai beaucoup aimé le petit Niffleur et les images sont bonnes. Les effets spéciaux sont bien faits et la 3D est convenable, elle apporte un petit plus d’immersion dans certaines scènes. Les décors sont convaincants et la ville de New York en 1926 est agréable. Les costumes sont réussis et tous les objets magiques sont très acceptables, la valise de Norbert est vraiment géniale ! L’ambiance est plaisante et les clients d’œil à la saga Harry Potter sont appréciables. Les scènes d’action sont bien faites, le final est assez spectaculaire et dévoile en plus brièvement un personnage intéressant pour la suite… Un début d’une nouvelle saga magique donc prometteur, les acteurs sont bons et l’univers fantastique d’Harry Potter reste vraiment plaisant ! Vivement le 2ème volet pour découvrir plus en détail le possible grand méchant de cette nouvelle saga qui est en plus incarné par un acteur formidable.

Buena Vista Social Club

Buena Vista Social Club : Affiche

Wim Wenders réalise un documentaire profond et émouvant, donnant un visage à des piliers méconnus de la musique cubaine. On partage leurs réflexions, on assiste à leurs concerts, on écoute les enregistrements des chansons… Une incroyable énergie se dégage de « Buena Vista Social Club » : la caméra virevolte autour de ces légendes, naviguant entre différentes strates temporelles. Il y a ainsi des raccords originaux entre les scènes, une même chanson pouvant être interprétée en studio et en concert durant la même séquence, le montage permettant de lier les extraits appartenant aux deux époques. Une grande importance est en outre apportée à la vie cubaine : des scènes banales sont représentées, que ce soient des déambulations sur le front de mer, des séquences de danse ou de jeu. Les entretiens ne portent d’ailleurs pas uniquement sur la musique mais traitent aussi des histoires personnelles, des croyances ou des réflexions sur l’existence. Le film devient encore plus touchant lors du voyage à New York City, les musiciens restant humbles devant la grande ville et le succès qu’ils y rencontrent. « Buena Vista Social Club » se caractérise alors comme l’instantané d’une période où purent se réunir quelques musiciens pour porter un regard sur le passé. Ce dernier n’est plus, mais on peut renouer avec lui pour un temps même si ces retrouvailles ne sont pas destinées à durer.

La Tortue rouge

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La Tortue Rouge est la première collaboration entre les prestigieux studios Ghibli et une équipe extérieure. Car si la spécificité de ce long-métrage est qu’il est multilingue du fait d’être sans dialogue, il s’agit bien d’un film d’animation franco-belge. Nous voici donc dans la mer avec un homme qui se noie. Les vagues sont effrayantes de par leurs mouvements et leurs sons. Puis ce nouveau Robinson, échoué sur une île, va devoir apprendre à se débrouiller pour survivre et repartir. C’est alors qu’il fera la connaissance d’une tortue rouge. La suite ne se raconte pas, elle se vit. En effet, le conte prend une tournure imaginative incroyable, teinté d’idées surprenantes. Le scénariste laisse la part belle à l’interprétation. Ce qui est vrai, ce qui est imaginé, aucune limite n’est fixée à nos pensées. Car c’est nos émotions qui prennent vie dans cette œuvre de toute beauté. La musique signée Laurent Perez del Mal est exceptionnellement poignante. Ses mélodies bercent chaque émotion sans la bousculer tout en respectant les ambiances de la nature.

Le cinquième éléphant (tome 24)

Überwald est la contrée des Nains, des vampyres et des mines de graisse, grâce au cinquième éléphant – parmi ceux qui soutiennent le monde – qui s’est écrasé sur ces terres. Alors que les Nains sont sur le point de couronner leur nouveau roi, les loups-garous fomentent un coup d’État. C’est dans cette atmosphère tendue que débarque le commissaire Samuel Vimaire, ambassadeur d’Ankh-Morpork, chargé de négocier une nouvelle livraison de graisse antique et d’assister à la cérémonie. Or rien ne se déroule comme prévu…

Une belle et bonne tranche Vimaire, officiellement Duc et ambassadeur, mais toujours agent dans l’âme. C’est encore un très bon moment de lecture, malgré les inévitables redites, tome 24 tout de même! Comme toujours c’est du grand n’importe quoi, avec cette fois-ci une course dans la neige d’anthologie. Pays des loups-garous, des vampyres et des nains, ça fait de nouveau un combo impressionnant et explosif! Une enquête passionnante dans un pays qui ferait passer Lancre pour une contrée moderne, éclairée et rationnelle.

Les pêchés du père (tome 4)

Les forces du bien et du mal s’opposent sur de multiples fronts alors que démarre un nouveau cycle ! Le quotidien de Casey Jones va de mal en pis à la maison, poussant Raphaël à une dangereuse intervention. Maître Splinter décide donc de donner à ce dernier une nouvelle leçon de savoir-vivre, en lui enseignant les vraies valeurs ninja. Alors que Krang dévoile son plan diabolique, quelque chose s’échappe des laboratoires Stockgen et chasse les tortues, poussant les quatre frères dans leurs derniers retranchements, jusqu’à éprouver leurs limites morales !

Stalker: Pique-nique au bord du chemin

Des Visiteurs sont venus sur Terre. Sortis d’on ne sait où, ils sont repartis sans crier gare. Dans la Zone qu’ils ont occupée sans jamais interagir avec les hommes, ils ont abandonné des objets de toutes sortes. Objets-pièges. Objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers viennent piller au péril de leur vie, comme une bande de fourmis coloniserait, sans rien y comprendre, les détritus abandonnés par des pique-niqueurs au bord d’un chemin.

J’avais quelques a-priori idiots sur ce roman. Que, par exemple, comme c’était un roman russe, il serait forcément compliqué et plein de références qui m’échapperaient. Et que parce qu’il datait de l’époque soviétique, l’histoire se déroulerait dans une URSS bizarre, toute grise et brune. Tout ça est bien sûr faux. Rien n’est compliqué dans Stalker et l’histoire ne se prend pas place pas en URSS.
Stalker est un authentique roman de science-fiction, en cela qu’il part du postulat indiqué dans le quatrième de couverture (la Visite) et en tire les conséquences sociales et scientifiques. Et Stalker est un très bon roman tout court, par le traitement très fin et poignant des personnages, par son immersion dans leur vision, parce qu’on voit la Zone (et les conséquences de la Visite) uniquement à hauteur d’homme, à hauteur d’un homme, un stalker, à la fois chasseur de trésors, contrebandier et démineur, qui s’enfonce pour toutes sortes de mauvaises raisons dans la Zone afin d’en extraire des trésors étranges dont il ne saurait que faire sinon les revendre pour un paquet de billets. S’il reste quelque chose de russe dans le livre, c’est sans doute la vision de l’Homme sous-jacente. Oserais-je prononcer le mot « métaphysique » ?